Légende du Nouvel An Chinois

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Légende du Nouvel An Chinois

Le Nouvel An chinois : la légende

Par Yigna Zhao, membre du centre d’échanges culturels Beijing à Paris

Selon le calendrier chinois, la Chine entre dans l’année 4715 ! Et notre fête du nouvel an ne se déroule pas le 31 décembre, mais commence le soir du 3 février cette année. La date change tous les ans, car notre calendrier est basé sur la Lune et le Soleil, mais elle tombe toujours entre le 21 janvier et le 20 février. Pour nous, cette fête est la plus importante de l’année. Elle célèbre l’arrivée du printemps. C’est « Chungjie ».

 

Il était une fois un lion-taureau

On raconte que dans l’antiquité vivait en Chine un animal étrange et féroce, le Nian. Mélange de lion et de taureau, avec des cornes sur la tête, ce monstre vivait au fond de la mer. Il sortait de l’eau chaque année à la veille du nouvel an pour dévorer les nouveaux-nés. Une fois à terre, il rugissait en secouant sa grosse tête avec une crinière recouverte d’écailles. Lorsque les villageois l’entendaient, ils couraient se réfugier dans les montagnes pour le fuir et protéger leurs bébés. À son arrivée, les arbres et les fleurs fanaient et l’herbe ne poussait plus.

 

Du bruit et des flammes

Un soir de nouvel an, un vieux mendiant arriva dans un village de campagne. Voyant tout le monde fuir, il éclata de rire et promis à une femme de chasser le Nian si elle le laissait passer la nuit sous son toit. Lorsque le village fut vidé, le vieillard  réunit des casseroles, des chiffons rouges, des bambous secs et des bougies dans la maison de son hôtesse. Il cloua les chiffons tout autour de la porte d’entrée et alluma des bougies. Lorsque le Nian s’approcha, il mit le feu aux bambous.

C’était les ancêtres des pétards. Comme ils étaient secs, ils brûlèrent en éclatant. Pour renforcer ce bruit de détonation, le mendiant se mit à taper sur toutes les casseroles qu’il avait disposées autour de lui. La bête sauvage, effrayée par les flammes, le rouge et ce vacarme, s’enfuit en courant !

 

Bonne année, bonne nouvelle

Le lendemain, au lever du soleil, les villageois sont rentrés chez eux. Rien n’était dévasté et le vieil homme toujours vivant ! Il leur raconta comment il avait mis le monstre en fuite. Fous de joie, ils enfilèrent leurs plus beaux vêtements et chapeaux, rendirent visite à leur famille pour raconter la  bonne nouvelle et faire la fête. Depuis, tous les soirs à la veille du nouvel an, les familles collent des papiers rouges autour de leurs portes, allument des bougies et font exploser des pétards, qui ont remplacé les bambous, jusqu’au lever du soleil.

lanternes

Procession de lanternes

Les festivités durent 15 jours et se terminent avec la fête des lanternes. Selon la légende, Zhu Rong, le dieu du feu, très en colère un soir de pleine lune, voulut incendier une ville. Un homme malin eût l’idée de faire sortir tous les habitants dans les rues avec une lanterne rouge et en accrocha à toutes les portes. Vu du ciel, les lueurs donnaient l’impression d’un gigantesque incendie. Le Dieu, croyant que la ville brûlait déjà, repartit.

Depuis, la coutume veut que les gens sortent avec des lanternes à la main le dernier soir de «  Chungjie ». Sur ces lanternes en papier, on inscrit des énigmes et des devinettes qu’on pose aux passants pour s’amuser.

Les gagnants ont des récompenses. Souvent des friandises pour les enfants !

Par Yigna Zhao, membre du centre d’échanges culturels Beijing à Paris

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